DPE 2026 : 850 000 logements sortent du statut de passoire thermique grâce au nouveau coefficient électrique

À partir du 1er janvier 2026, une révision majeure du diagnostic de performance énergétique transforme radicalement la donne immobilière française. Cette réforme technique, qui modifie le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire, constitue un tournant décisif pour les propriétaires de logements électriques, longtemps pénalisés par un calcul inadapté à la réalité énergétique française.

En bref

  • Le coefficient électrique passe de 2,3 à 1,9 au 1er janvier 2026
  • 850 000 logements sortent du statut de passoire thermique
  • Fin du gel des loyers pour les biens F passant E
  • Autorisation de location prolongée jusqu’en 2028 pour les G devenus F
  • Revalorisation immobilière automatique des biens concernés

Un correctif technique aux conséquences patrimoniales majeures

Cette modification du coefficient d’énergie primaire répond à une critique persistante du secteur immobilier depuis la réforme DPE de 2021.

Le calcul précédent, avec un coefficient de 2,3 pour l’électricité contre 1 pour le gaz, créait une distorsion majeure dans l’évaluation énergétique. Des logements parfaitement isolés mais chauffés à l’électricité se retrouvaient classés F ou G, interdits à la location et décotés sur le marché. Cette anomalie technique pénalisait injustement une énergie peu émettrice de CO2 en France grâce au parc nucléaire, créant un paradoxe entre objectifs environnementaux et réalité réglementaire. L’État, après plusieurs rapports de l’ADEME et du Conseil supérieur de la construction, a finalement décidé de corriger cette incohérence structurelle.

Les propriétaires retrouvent leurs droits locatifs

Pour les bailleurs, cette réforme constitue une véritable bouffée d’oxygène dans un contexte de durcissement réglementaire.

Un logement classé G, interdit à la location depuis janvier 2025, qui passe F grâce au nouveau calcul, redevient louable jusqu’en 2028. Plus stratégique encore, un bien F qui accède au classement E sort du gel des loyers imposé depuis 2022. Cette évolution permet aux propriétaires de retrouver leur droit à la révision annuelle du loyer selon l’indice de référence des loyers, et même d’envisager un complément de loyer en zone tendue si le logement présente des caractéristiques de localisation ou de confort particulières.

Impact immédiat sur la valorisation patrimoniale

L’étiquette énergétique étant devenue un critère central dans les transactions immobilières, cette amélioration automatique génère une revalorisation mécanique des biens concernés. Les études de marché démontrent qu’un logement classé F ou G subit une décote de 5 % à 20 % par rapport au même bien classé D ou E. Gagner une lettre peut donc représenter plusieurs milliers d’euros à la revente, sans aucun investissement en travaux.

Cette revalorisation s’explique par la psychologie des acheteurs, qui négocient systématiquement les prix en cas de mauvaise étiquette énergétique, anticipant des coûts de rénovation ou des contraintes locatives futures.

Vérification gratuite et immédiate sur le site officiel ADEME

Les propriétaires peuvent dès maintenant vérifier l’impact de cette réforme sur leur bien via le simulateur officiel de l’ADEME. Munis du numéro de leur DPE actuel, ils accèdent gratuitement à leur nouvelle étiquette et peuvent télécharger une attestation de nouveau classement. Cette démarche, entièrement dématérialisée, permet d’anticiper les stratégies patrimoniales et locatives pour 2026.

Cette réforme du DPE 2026 marque un tournant dans la politique énergétique du logement, réconciliant enfin cohérence technique et réalités du marché immobilier français.

 

Acheter ou louer un bien immobilier n'aura jamais été aussi simple

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